L’accès aux soins de santé primaire dans le district de Kèmodou (une localité relevant de la sous-préfecture de Sibiribaro, dans la préfecture de Kérouané) constitue un défi majeur. Cette localité ne dispose d’aucun poste de santé. Cette situation met en danger la vie des habitants, notamment celle des femmes enceintes et des enfants, a appris Guineematin.com à travers son envoyé spécial.
Famoro Camara, représentant de la notabilité de Kèmodou, déplore ce manque d’infrastructures.
« Nous n’avons pas de poste de santé chez nous ici. Quand les gens tombent malades, nous sommes obligés d’aller à Sibiribaro ou à Banankoro. Nous souffrons énormément. Nous transportons les femmes enceintes sur la moto pour Sibiribaro. Il n’y a pas d’endroit de consultation, ni de lieu où acheter des médicaments. Dans ce gros village, il n’y a pas de poste de santé », a-t-il évoqué.
Au-delà de l’absence d’infrastructures sanitaires, les routes, en très mauvais état, compliquent davantage les évacuations des malades vers les localités voisines.
« En partant avec les femmes enceintes, on va doucement à cause des cailloux sur la chaussée. Cela fait longtemps que la route n’a pas été réhabilitée. La machine ne vient plus chez nous », a regretté Famoro Camara.
Ce représentant de la notabilité lance un cri de cœur aux autorités et aux partenaires humanitaires pour la construction d’un poste de santé dans leur village enclavé.
« Nous demandons aux autorités et aux personnes de bonne volonté de construire un poste de santé pour nous ici. Nous allons vraiment aimer ça », a plaidé M. Camara.
