Macky Sall solde ses comptes avec le tandem Diomaye -Sonko
Dix-huit mois après avoir quitté le pouvoir, l’ancien président de la République, Macky Sall, a officiellement refait surface sur la scène politique. À travers un message solennel lu par Sidiki Kaba, lors de l’installation du Secrétariat exécutif national de son parti, l’Alliance pour la République (APR), l’ex-chef de l’État a livré un discours offensif, teinté d’inquiétude et de défi politique.Dans ce message à forte charge symbolique, Macky Sall a ouvertement dénoncé ce qu’il considère comme une dérive autoritaire du régime en place.« Sous nos yeux, la République se dérobe », a-t-il martelé, accusant le pouvoir actuel d’incarner « un type de gouvernement jamais expérimenté au Sénégal ».
Selon lui, le pays vit un moment critique, dominé par « une addiction à la violence destructrice » et par le mépris des « valeurs de l’État de droit et des principes de la République ». Une critique directe adressée au nouveau pouvoir, qu’il accuse de « piétiner l’héritage démocratique » construit durant ses deux mandats.
Visiblement amer, Macky Sall a fustigé un « effondrement programmé du modèle démocratique sénégalais », autrefois cité en exemple sur le continent africain.« Le Sénégal est désormais dirigé par un parti-État », a-t-il déploré, avant de qualifier cette situation de « vieillerie politique que l’histoire avait reléguée au musée des horreurs ».Face aux critiques persistantes sur sa gestion passée, l’ancien président a tenu à défendre son bilan, évoquant « un formidable héritage légué au peuple sénégalais ». « Ni l’amateurisme, ni la haine revancharde ne pourront détruire ce que j’ai bâti », a-t-il lancé,
Un appel à l’unité de l’opposition
Dans un ton plus rassembleur, Macky Sall a tendu la main à l’ensemble de l’opposition, appelant à la constitution d’une large alliance politique pour, dit-il, « fermer la violente parenthèse ouverte le 24 mars 2024 », date symbolique du basculement du pouvoir.
