Pape Malick Ndour dénonce une “manipulation politique” autour de l’affaire PRODAC « Je n’ai jamais été entendu par l’IGF”
L’ancien ministre de la jeunesse et ancien coordonnateur de Prodac Pape Malick Ndour n’a pas tardé à la sortie du leader de pastef. Sur son compte Facebook , le coordonnateur national des cadres de l’Alliance pour la République (APR) a balayé d’un revers de main les déclarations du président du parti PASTEF, également Premier ministre en congé. Ce dernier avait récemment affirmé que le dossier concernant M. Ndour serait lié au rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) sur le Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC).
« Ces accusations sont fallacieuses, infondées et traduisent une volonté manifeste de travestir les faits », a-t-il déclaré, estimant que ses détracteurs cherchent à « manipuler l’opinion » à des fins politiques.
selon lui, Le premier article évoquant cette affaire du ‘rapport du PRODAC’ a été publié le 11 juin 2018, soit une année entière avant ma nomination intervenue le 6 juin 2019 . Pape Malick Ndour, il est donc « matériellement impossible » qu’un rapport évoqué dans la presse avant son entrée en fonction puisse l’épingler.
L’ancien coordonnateur du PRODAC souligne également que l’inspecteur des finances cité comme auteur dudit rapport, Samba Laobé Dieng, est décédé en octobre 2018. « Faut-il comprendre qu’on m’accuse d’avoir été entendu par un homme disparu huit mois avant ma nomination ? La manipulation frôle ici l’absurde », ironise-t-il.
Pour dissiper toute ambiguïté, Pape Malick Ndour a annoncé son intention de saisir officiellement le ministre des Finances, Cheikh Diba.
« Je demanderai qu’on me transmette la partie du rapport où mon nom serait cité, ainsi qu’une attestation de service confirmant que j’étais bien en poste au Ministère des Finances entre 2013 et juin 2019 », a-t-il indiqué.
Selon lui, les registres internes et les comptes rendus des réunions hebdomadaires des régies financières « prouvent sans équivoque » qu’il exerçait alors comme économiste au ministère, et non comme coordonnateur du PRODAC.
Réaffirmant sa confiance en la justice sénégalaise, le cadre de l’APR conclut en insistant sur son intégrité :« Je n’ai rien à cacher, rien à craindre et rien à renier. Ma seule exigence est celle de la vérité, face aux tentatives grossières de manipulation et d’instrumentalisation politique. »
Pour lui, cette affaire révèle surtout « la dérive politique » du débat public.« La République mérite mieux que les approximations et les contre-vérités », a-t-il martelé, se disant serein quant à la suite de la procédure judiciaire.
