Le président de la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) et de son conseil d’administration, Dr George Agyekum Donkor, a plaidé en faveur l’importance stratégique des instruments innovants de financement climatique pour la croissance et la transformation durable de l’Afrique.Il a fait ce plaidoirie l’ors du Sommet africain de la finance et de l’industrie 2025 (Afis) à Casablanca, au Maroc, selon un communiqué de l’institution bancaire dont Fratmat.info a eu copie le mardi 11 novembre 2025.Intervenant sur le thème : « Climat et marchés obligataires : comment construire l’arsenal financier durable de l’Afrique », le président de la Bidc a expliqué que le continent africain dispose de ressources suffisantes pour financer ses investissements climato-intelligents.
A l’en croire, le continent détient plus de 160 milliards de dollars américains rien qu’en fonds de pension, dont plus de 90% sont détenus dans des titres et instruments d’Etat, dont 40 milliards de dollars américains en Afrique de l’Ouest.Dr Donkor a estimé que ce qui subsiste est bien l’attrait des projets (des retours sur investissements sains) et la volonté de les réaliser.Il a appelé les gouvernements et les institutions africains à prendre des mesures actives pour réduire les risques des projets climatiques et promulguer des régimes et mécanismes réglementaires propices à la mobilisation de financements sensibles au climat, favorisant ainsi une croissance et un développement durables.
Il a en outre indiqué que les Ifd possèdent l’avantage unique de catalyser ces ressources vertes afin d’aider les gouvernements à atteindre leurs objectifs d’investissement vert. A titre d’exemple, il a rappelé que la Bidc a été la première Ifd à avoir émis une obligation verte, sociale et durable (Gss) sur le marché de l’Uemoa en juillet 2024 pour soutenir les projets à caractère Esg.A noter que le Sommet africain de la finance et de l’industrie (Afis) est une plateforme annuelle majeure qui réunit des institutions financières, des dirigeants du secteur privé, des décideurs politiques et des partenaires au développement afin de faire progresser le dialogue et l’action pour la transformation industrielle et financière de l’Afrique.
