
Le Mali est confronté à une crise énergétique provoquée par les attaques répétées des djihadistes contre les camions-citernes transportant le carburant. Pour surmonter cette crise, les autorités maliennes ont signé un protocole d’accord avec les chauffeurs de ces véhicules.
Mesures prises par le gouvernement malien
Les chauffeurs blessés lors du transport d’hydrocarbures bénéficieront de soins médicaux gratuits, assurés par l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM). Les enfants des chauffeurs et apprentis décédés lors d’attaques terroristes seront intégrés à l’Office national des élèves du Mali (ONAPUMA) au titre de l’année 2027, tandis que leurs mères bénéficieront également de cette intégration. Des missions seront envoyées dans les ports de transit de la sous-région, notamment à Dakar, pour libérer les conteneurs maliens en souffrance et réduire le coût de stockage des conteneurs de marchandises dans les ports.
Contexte de la crise
Les attaques djihadistes ont entraîné une pénurie de carburant au Mali, affectant l’économie et la vie quotidienne des populations. Les groupes terroristes visent à couper l’approvisionnement de la capitale, Bamako, pour exercer une pression sur les autorités. La situation est particulièrement grave dans les régions centrales et méridionales, y compris dans la région métropolitaine de Bamako.
Les stations-service sont fermées ou fonctionnent avec des interruptions, entraînant des files d’attente et des pénuries. La crise affecte l’agriculture, l’industrie alimentaire et les transports, menaçant la stabilité économique du pays. La
population malienne est confrontée à des difficultés croissantes, ce qui pourrait entraîner des troubles sociaux et politiques.
