
Depuis la victoire de la coalition Pastef aux législatives de 2024, Ousmane Sonko, désormais Premier ministre, se retrouve au cœur d’une nouvelle vague de tensions politiques. Un récent article de Senenews pointe du doigt un « complot » qui viserait à le déstabiliser, alors que les relations entre Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye se dégradent.
Sonko accuse des « hauts fonctionnaires, magistrats, hommes politiques et hommes d’affaires » de vouloir l’isoler du président Faye pour mieux le neutraliser. Il dénonce une « haine » contre lui, voyant en lui un verrou à faire sauter pour accéder au pouvoir réel. Sonko a suspendu son siège de député pour assumer ses fonctions gouvernementales, mais l’opposition et certains analystes estiment qu’il a en réalité démissionné, ce qui alimente la polémique. Lors d’une réunion du conseil national de Pastef, il a averti que les « opposants » cherchent à créer le chaos par la désinformation et les insultes, et a mis en garde les responsables du parti qui « s’attaquent à lui » via certains médias.
Sur les réseaux sociaux, les avis sont partagés entre soutien inconditionnel à Sonko et critiques de son « radicalisme ». L’opposition estime que Sonko tente de se poser en victime pour masquer ses difficultés internes au sein de Pastef.
L’ombre d’un complot plane donc sur le leader de Pastef, mais les preuves concrètes manquent. Ce qui est clair, c’est que la cohabitation tendue entre Sonko et Faye, les luttes de pouvoir internes à Pastef et les accusations croisées entre médias et politiques créent un climat explosif au Sénégal.
