
Depuis quelques jours, les réseaux sociaux sénégalais s’enflamment autour d’un nouveau slogan : « Diomaye moy Absa » qui remplace progressivement le fameux « Diomaye moy Sonko ». Ce glissement linguistique coïncide avec une vague de désabonnements massifs (plus de 25 000 en quelques heures) des pages Facebook du président Bassirou Diomaye Faye, de la Présidence et de la première dame Absa Faye. Selon Les Échos, cette fronde numérique traduit un malaise profond au sein de la base militante de Pastef, frustrée par les tensions entre Ousmane Sonko (Premier ministre) et Diomaye Faye (président).
Après l’élection de Diomaye Faye, le duo Sonko‑Diomaye montre des signes de fissure, notamment sur la gestion de la coalition et la nomination de Mimi Touré à la tête de la coalition « Diomaye Président », décision perçue comme un désaveu de Sonko. Absa Faye, jusque-là discrète, est de plus en plus mise en avant dans les cérémonies officielles. Son nom devient un symbole de soutien au président, ce qui alimente les spéculations sur une possible tentative de rééquilibrage du pouvoir.
Nombreux désabonnements et critiques virulentes sur les réseaux, accusant le camp présidentiel de vouloir « faire payer les pots cassés » à Sonko et à ses soutiens. Certains analystes estiment que ce phénomène est une guerre d’image orchestrée, tandis que d’autres y voient une véritable rupture au sommet de l’État. Aucune clarification n’a été apportée par le Palais, la Primature ou la Première dame, laissant la polémique enfler.
Si la tension persiste, une fracture au sein de Pastef pourrait s’aggraver, avec un camp fidèle à Sonko et un autre à Diomaye Faye.La stabilité du gouvernement et la gestion des réformes (dette, économie, sécurité) pourraient en souffrir.
La montée du slogan « Diomaye moy Absa » et les désabonnements massifs révèlent une crise de confiance entre les soutiens de Sonko et ceux de Diomaye Faye, la Première dame Absa Faye devenant malgré elle un enjeu de pouvoir.
