
L’ancien ministre et cadre de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour, a été frappé d’une assignation à résidence après son inculpation pour « association de malfaiteurs, escroquerie sur deniers publics et blanchiment de capitaux » (2,7 milliards FCFA). Le 7 novembre 2025, le Pool judiciaire financier (PJF) l’a placé sous bracelet électronique, puis assigné à domicile le 10 novembre, l’empêchant de participer aux réunions de l’APR et de s’exprimer publiquement.Inculpé le 7 novembre, il a été assigné à résidence, avec interdiction de quitter son domicile (même pour sport ou travail).
Affaire PRODAC : Les accusations reposent sur un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) lié au Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC), que Ndour conteste, affirmant que le rapport date d’avant sa prise de fonction.
Hamidou Hann (APR) le décrit comme une « neutralisation d’une voix dérangeante ». Pape Amadou Fall (analyste) parle d’une décision « lourde de répercussions » pour l’APR.
CCR (Convergence des Cadres Républicains) accuse le gouvernement Sonko de « banditisme d’État » après l’interdiction de sortie du territoire en octobre 2025.
Pape Malick Ndour, surnommé le « Mbappé de l’APR », était un porte-parole influent, notamment sur les questions économiques. L’affaire intervient dans un contexte de frictions entre le président Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, aggravant les divisions internes au parti.
L’assignation à résidence de Pape Malick Ndour représente un « gros coup de massue » pour l’APR, privant le parti d’un de ses leaders les plus charismatiques et alimentant les critiques sur une possible instrumentalisation de la justice.
