Nouvelle montée de tension à l’Université Gaston Berger : les étudiants décrètent 24 heures de cessation des cours
Après les mouvements enregistrés récemment à l’Université Cheikh Anta Diop, c’est désormais au tour de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis d’être secouée par une nouvelle vague de protestations. La Coordination des étudiants a annoncé ce mardi 25 novembre un mot d’ordre de 24 heures de cessation d’activités pédagogiques, assorti d’une journée sans ticket renouvelable (JST), paralysant une partie du fonctionnement du campus.
Dans un communiqué rendu public, les étudiants dénoncent le retard prolongé dans la régularisation des bourses, une situation qui, selon eux, met en difficulté de nombreux bénéficiaires déjà confrontés à des conditions de vie précaires. Ils exhortent les autorités à agir rapidement afin de « mettre un terme à cette attente devenue insoutenable ».
Des infrastructures sociales à l’arrêt
Parmi les autres points de revendication, la Coordination pointe du doigt la non-avancée des chantiers du campus social. Les travaux, annoncés depuis plusieurs mois, peinent à démarrer effectivement. Pour les étudiants, cet immobilisme impacte directement la qualité de vie sur le campus, déjà marquée par une forte pression démographique et des conditions d’hébergement jugées difficiles.
La question de la connexion Internet, elle aussi, est revenue avec insistance. Les étudiants réclament son opérationnalisation immédiate, rappelant que l’accès au numérique est devenu indispensable au suivi des cours, aux recherches académiques et aux évaluations pédagogiques.
Face à ce qu’elle qualifie de « lenteurs administratives et institutionnelles », la Coordination des étudiants dit vouloir maintenir la pression et n’écarte pas la possibilité de renforcer la mobilisation dans les prochains jours. Elle prévient que sans réponses rapides et concrètes, le mouvement pourrait entrer dans une phase plus dure.
En attendant une éventuelle réaction des autorités universitaires et gouvernementales, le climat demeure tendu à l’UGB, où les étudiants semblent déterminés à faire entendre leurs revendications.
