
Lors de la séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale ce vendredi 28 novembre 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a vivement réagi au coup d’État survenu en Guinée‑Bissau. Il a déclaré : « Li khew Guinée Bissau nieup Kham nagnou né combine leu » (tout le monde sait que ce qui s’est passé en Guinée‑Bissau est une combine), dénonçant un processus électoral interrompu et manipulé.
Un coup d’État militaire le 26 novembre 2025 a renversé le président Umaro Sissoco Embaló, suspendant le processus électoral alors que les résultats devaient être proclamés. Sonko exige la reprise du processus électoral, la publication des résultats et la libération des opposants arrêtés, notamment Domingos Simões Pereira (PAIGC), même s’il n’était pas candidat. Ousmane Sonko s’est montré critique envers l’organisation, affirmant : « Pour ce qui est de la Cedeao, vous savez ce que j’en pense. » Le président déchu a été évacué vers Dakar le 27 novembre par un avion affrété par le Sénégal, sous protection.
Les médias sénégalais (Seneweb, Dakaractu) rapportent que ses propos ont suscité un débat sur la légitimité démocratique et l’implication régionale dans la crise bissau‑guinéenne.
