
Le 1ᵉʳ décembre 2025, jour du 81ᵉ anniversaire du massacre de Thiaroye, le président Bassirou Diomaye Faye a présidé la cérémonie officielle de commémoration. Cette édition est marquée par les premières conclusions des fouilles archéologiques menées par la sous‑commission « Massacre de Thiaroye ». Les chercheurs ont exhumé des squelettes présentant des blessures graves : côtes, vertèbres et bassins manquants, crânes absents, traces d’enchaînement (chaînes aux tibias), et même des balles logées dans la poitrine. Ces découvertes contredisent la version coloniale qui limitait le drame à 35 morts et suggèrent des exécutions violentes et des enterrements clandestins, hors des tombes officielles du cimetière militaire.
Détails des fouilles
Sept squelettes retrouvés, dont trois avec des particularités troublantes : Un corps de 1,80 m avec brodequins, bagues et chaînes aux tibias. Un autre sans colonne vertébrale ni bassin. Un troisième dépourvu de crâne et de côtes, une balle dans le thorax gauche. Coffrages en bois et objets militaires (épaulettes, insignes, boutons) confirment le statut de tirailleurs. Les tombes actuelles ne correspondent pas aux sépultures d’origine : les corps sont parfois orientés à l’opposé des stèles, suggérant une fosse commune dissimulée ou une mise en scène coloniale.
- Initiative gouvernementale : En février 2025, Ousmane Sonko a lancé les fouilles pour établir la vérité historique.
- Reconnaissance française : Emmanuel Macron a qualifié l’événement de « massacre » en novembre 2024, mais les archives restent inaccessibles.
- Engagement du Sénégal : Intégration de Thiaroye dans les programmes scolaires, journée du tirailleur le 1ᵉʳ décembre, et création de lieux de mémoire.
Ces révélations bouleversent les certitudes historiques et poussent à une enquête plus approfondie (ADN, analyses balistiques) pour identifier les victimes et rendre justice aux tirailleurs de 17 pays africains morts ce jour‑là.
