Le célèbre imam Malien, Mahmoud Dicko, revient au-devant de la scène. En exil depuis quelques temps, le charismatique leader reprend service avec la Coalition des Forces pour la République (CFR). Elle a été lancée ce vendredi, 5 décembre, et vise à obtenir une fin rapide de la transition conduite par la junte militaire dirigée par Assimi Goïta, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé au Mali.
C’est par un communiqué officiel dont nous avons reçu copie que cette énième plate-forme d’opposition voit Le jour. Composée de figures majeures de la société civile et de l’arène politique, la CFR est conduite par celui à travers qui la transition a vu le jour : le redouté Imam Mahmoud Dicko, exilé du Mali depuis 2 ans.
La structure a pour porte-parole l’économiste Étienne Fakaba Sissoko, exilé depuis peu en France où il enchaîne les sorties médiatiques contre le » déclin du pouvoir de Bamako ».
Après avoir échoué à rentrer au pays, l’influent Imam s’est entouré d’importants acteurs de la vie sociopolitique malienne dont les noms ne sont pas rendus public, pour des raisons de sécurité.
D’une part, les objectifs de la Coalition des forces pour la République concernent le retour à l’ordre constitutionnel, la protection des populations, le rétablissement des libertés fondamentales, une justice vraie et sans frustrations sociales, un dialogue national inclusif avec les mouvements rebelles dont les chefs djihadistes Iyad Ag Ghaly, et Hamadoun Kouffa, du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), sans oublier les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA).
Ce 3ème mouvement mis en place par Dicko pour « déposer » le pouvoir de Bamako prône la désobéissance civile, une armée qui s’assume en refusant les ordres d’un pouvoir allant dans le mauvais sens et des magistrats engagés à la « résistance judiciaire ».
Il reste à savoir si la transition incarnée par les 6 généraux de Kati saura se faire intimider par son allié de première heure, lors de l’euphorie du 18 août 2020.
