Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, rencontre Donald Trump ce dimanche en Floride pour plaider la cause de l’Ukraine et tenter de décrocher l’accord du président américain sur la dernière version du plan de paix visant à mettre fin à près de quatre ans de guerre avec la Russie.
Donald Trump s’était néanmoins montré confiant. « Je pense que ça se passera bien avec lui. Je pense que ça se passera bien avec (le président russe Vladimir) Poutine », avec lequel il prévoit de s’entretenir « bientôt. »
Son homologue ukrainien a lui espéré, samedi lors d’une escale au Canada, que la rencontre soit « très constructive », et s’est entretenu au préalable avec ses alliés européens.
Ces derniers l’ont assuré de leur « plein soutien », selon le chancelier allemand Friedrich Merz. Au Canada, Zelensky a obtenu une nouvelle aide économique de 2,5 milliards de dollars canadiens (1,5 milliard d’euros) de son homologue Mark Carney.
Cette résidence privée de Palm Beach, où le républicain de 79 ans passe les fêtes, est devenue une sorte d’annexe de la Maison Blanche. Il doit y recevoir lundi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
La dernière rencontre entre les dirigeants américain et ukrainien en octobre, quand Volodymyr Zelensky avait demandé en vain des missiles Tomahawks, n’avait pas été particulièrement chaleureuse.
Le sommet en Floride suit de peu la présentation par le président ukrainien d’une nouvelle version du plan américain visant à mettre fin à la guerre, remanié après des pourparlers avec l’Ukraine, au grand dam de Moscou.
Après une première version qui reprenait de nombreuses revendications russes, le Kremlin juge qu’avec cette dernière mouture Kiev cherche à « torpiller » les pourparlers.
Donald Trump ne cache plus son agacement face à l’étirement des négociations. Il « est extrêmement frustré par les deux camps », avait déclaré le 11 décembre sa porte-parole Karoline Leavitt.
