Située à une trentaine de kilomètres du centre-ville de Siguiri, dans la sous-préfecture de Kintinian, l’école primaire publique de Bouré Kofilani peine à offrir un cadre d’apprentissage digne aux enfants de ce district minier. Manque d’enseignants, d’eau potable, de tables-bancs, de clôture et de matériels pédagogiques : les difficultés s’accumulent et fragilisent la qualité de l’éducation.
« L’école compte six salles de classe et six enseignants, dont quatre titulaires et deux contractuels. Mais nous faisons face à un sérieux problème de mobilier : il n’y a pratiquement pas de tables-bancs. Les enfants suivent les cours dans des conditions difficiles. De plus, l’absence de clôture expose l’établissement, les animaux s’y installent. À cela s’ajoute le manque total d’eau potable, parce qu’on n’a pas de forage. Chaque matin, les élèves doivent aller puiser de l’eau au bas du village avant de venir en classe, ce qui les retarde souvent », explique-t-il.
Malgré ces conditions précaires, la population locale continue de se battre pour l’avenir de ses enfants. « Les parents d’élèves sont vraiment engagés. À chaque ouverture des classes, ils envoient leurs enfants. Malgré le problème d’eau et les autres difficultés, la communauté reste déterminée. À ce niveau, je ne peux que remercier les parents », se félicite le directeur.
Dans cette zone où l’or brille, l’éducation peine encore à trouver ses bases. Citoyens et responsables locaux appellent les autorités éducatives et les partenaires à agir pour offrir aux enfants de Bouré Kofilani un environnement scolaire à la hauteur de leur droit à une éducation de qualité.
