On a appris dimanche, par des sources diplomatiques à Cotonou et Niamey, que le Bénin et le Niger, deux États limitrophes dont les liens sont particulièrement conflictuels depuis plus de deux ans, se sont tous deux expulsés mutuellement cette semaine.Depuis l’arrivée au pouvoir d’une junte militaire au Niger en juillet 2023, les rapports sont devenus extrêmement froids. Le gouvernement nigérien adopte une politique souverainiste et anti-impérialiste, tout en accusant fréquemment
On a appris dimanche, par des sources diplomatiques à Cotonou et Niamey, que le Bénin et le Niger, deux États limitrophes dont les liens sont particulièrement conflictuels depuis plus de deux ans, se sont tous deux expulsés mutuellement cette semaine.
Depuis l’arrivée au pouvoir d’une junte militaire au Niger en juillet 2023, les rapports sont devenus extrêmement froids.
Le gouvernement nigérien adopte une politique souverainiste et anti-impérialiste, tout en accusant fréquemment son voisin occidental d’intentions déstabilisatrices, accusation que Cotonou conteste, renseigne l’AFP.
Les liens se sont quelque peu détériorés suite à une tentative de coup d’État avortée au Bénin début décembre. Bien que le gouvernement de Cotonou n’ait pas explicitement incriminé le Niger, des doutes persistent quant à la possibilité que Niamey ait exercé une influence sur ce coup d’État raté.
Selon une source diplomatique béninoise, un agent de renseignement et un policier travaillant à l’ambassade du Niger à Cotonou ont été expulsés cette semaine par le Bénin, sans qu’une explication pour cette mesure ne soit fournie.
En retour de service, le Niger a dénoncé dans une note du jeudi dernier, le premier conseiller de l’ambassade du Bénin à Niamey comme « persona non grata », lui accordant un délai de 48 heures pour quitter le pays, « par principe de réciprocité ». Encore une fois, les motifs n’ont pas été clairement définis.
L’attaque du 7 décembre au Bénin a été déjouée le jour même à Cotonou, grâce notamment à la détermination de l’armée béninoise, qui a ensuite reçu le soutien du Nigeria et de la France. Par ailleurs, une avalanche de fausses informations en faveur des putschistes avait stimulé les réseaux sociaux sahéliens le jour du 7 décembre.
Rémi SOUSSO
