Affaire prodac : APR accuse Ousmane Sonko de menaces contre l’État de droit
L’Alliance pour la République (APR) est montée au créneau, ce samedi, pour s’en prendre vigoureusement au camp présidentiel, avec une attaque frontale visant le leader de Pastef, Ousmane Sonko. Dans une déclaration rendue publique et parcourue par Seneweb, le Secrétariat exécutif national (SEN) du parti de l’ancien président Macky Sall dénonce ce qu’il qualifie de dérives graves et dangereuses pour la République.
Selon l’APR, Ousmane Sonko serait animé par une seule obsession : sa participation à l’élection présidentielle de 2029. « Obnubilé et obsédé par sa participation à la Présidentielle de 2029, Ousmane Sonko engage une dangereuse entreprise de destruction des fondamentaux structurants de notre État de droit et de notre République », affirme le SEN dans sa déclaration.
La formation politique estime que le leader de Pastef aurait entrepris une judiciarisation excessive de l’espace public, dans le but de mobiliser une partie du système judiciaire à des fins personnelles. D’après l’APR, cette stratégie viserait à permettre à Ousmane Sonko de se « sortir, illégalement », de la condamnation prononcée contre lui dans l’affaire l’opposant à Mame Mbaye Niang.
Poursuivant ses critiques, l’Alliance pour la République met en garde contre ce qu’elle considère comme des pressions exercées sur les institutions judiciaires. Le parti appelle notamment les magistrats de la Cour suprême à ne pas « céder aux caprices » du Premier ministre. Pour l’APR, les agissements dénoncés traduisent une volonté manifeste de fragiliser l’indépendance de la justice.
« En agissant de la sorte, le leader de Pastef cherche tout simplement à sonner le glas de la Justice », conclut la déclaration du Secrétariat exécutif national, réaffirmant l’attachement du parti au respect strict de l’État de droit et à l’indépendance des institutions républicaines.
