En Afrique du Sud, le Congrès national africain, l’ANC, le parti historique de Nelson Mandela, tente un pari audacieux : reconquérir la confiance des électeurs avant les élections municipales de 2026.
Après un revers historique en 2024, où il a perdu sa majorité absolue pour la première fois, l’ANC mise sur un plan de réforme radical pour redresser la barre.
Pour inverser la tendance, Cyril Ramaphosa a dévoilé un plan en six points : lutte contre le chômage, éradication de la corruption, amélioration des services d’eau et d’électricité, et sélection stricte des candidats aux élections locales. Une urgence, alors que les municipales de 2026, prévues entre novembre et février 2027, s’annoncent comme un test décisif.
Mais la tâche est immense. L’ANC doit faire face à une opposition grandissante : le Parti communiste sud-africain, autrefois allié, se présente seul, tandis que de nouveaux partis comme l’uMkhonto we Sizwe gagnent du terrain. Sans oublier les tensions internes, avec des militants divisés sur l’ouverture à des candidats externes pour diriger les municipalités.
Avec son slogan “2026, l’année de la réparation des gouvernements locaux”, l’ANC joue son va-tout. Le parti a jusqu’aux municipales pour prouver qu’il peut encore incarner l’espoir d’une Afrique du Sud plus juste. Un défi colossal, alors que le pays attend des solutions à ses crises économiques et sociales.
