Un sujet gênant. C’est le sentiment perçu durant le petit déjeuner de presse organisé par le ministère d’État auprès de la Présidence chargé de la refondation, hier à Ambohitsorohitra, lorsqu’une question sur Andry Rajoelina, ancien président de la République, a été posée.
La question a concerné la possibilité ou non pour l’ancien locataire d’Iavoloha de prendre part à la concertation nationale. Maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre d’État auprès de la Présidence chargée de la refondation, hier, a en effet insisté sur le caractère inclusif du processus. « Tout le monde peut et doit participer à la concertation nationale, tous les partis politiques. Mais tout le monde doit savoir aussi que nous cherchons l’apaisement et la stabilité », nuance-t-elle cependant.
En rappelant les réactions mitigées sur son invitation à l’ouverture de la concertation nationale, en décembre, elle laisse entendre que la participation de l’ancien Chef d’État aux débats pourrait ne pas faire l’unanimité.
L’avocate ajoute aussi que « chacun doit aussi s’interroger s’il remplit tous les critères pour y prendre part ». Le fait que la concertation nationale soit « un processus malgache, entre Malgaches » a été souligné, hier. La ministre d’État note alors le fait qu’Andry Rajoelina ait été déchu de sa nationalité malgache. Pour se débarrasser de la patate chaude, la membre du gouvernement indique, néanmoins, « qu’il appartiendra aux participants de décider qui pourra ou ne pourra pas prendre part ».
Garry Fabrice Ranaivoson
