Au Soudan, la guerre entre l’armée et les paramilitaires approche de son troisième anniversaire.
Lors d’une réunion d’information virtuelle devant le Conseil de sécurité des Nations Unies lundi, la procureure adjointe de la Cour pénale internationale, Nazhat Shameem Khan, a déclaré que la situation dans la région du Darfour au Soudan » s’était encore assombrie. »
La chute d’El Fasher aux mains du paramilitaire ayant donné lieu à une campagne de violations extrêmes.
Ammar Mohammed Mahmoud, de la Mission permanente du Soudan auprès des Nations Unies de son côté a fustigé sans le citer, le pays qui serait derrière l’action des paramilitaires.
»Ces atrocités perpétrées par cette milice n’auraient pas eu lieu sans le parrainage, le soutien et les encouragements d’un certain État que vous connaissez bien, qui a apporté son soutien militaire, financier, politique, logistique et médiatique. Il est donc important que les enquêtes de la Cour s’étendent à tous ceux dont il est prouvé qu’ils ont soutenu ou collaboré avec la milice. »
Face à ces crimes de guerre, la procureure adjointe de la CPI a appelé Khartoum à travailler sérieusement pour assurer l’arrestation des personnes faisant l’objet de mandats d’arrêt de son institution.
