Malgré les menaces, le chanteur continue de défier le régime depuis les réseaux sociaux
Depuis la réélection controversée du président Yoweri Museveni, Bobi Wine vit clandestinement, protégé par des « gens ordinaires » qui le cachent pour lui sauver la vie selon ses mots.
« Être candidat contre son père n’est pas un crime », avoue-t-il à l’AFP en référence à Muhoozi Kainerugaba, dont les menaces de mort ont été supprimées après avoir fait scandale. Une habitude pour l’opposant : en 2021, il avait déjà subi une assignation à résidence après le scrutin. Cette fois, il dit avoir choisi la fuite pour échapper à un sort similaire.
Avec 72 % des voix, Museveni entame un 7e mandat, sans partage. Les observateurs dénoncent un scrutin entaché d’irrégularités, mais le président balaye les critiques. Pour lui, l’opposition n’est qu’un groupe de « terroristes » cherchant à déstabiliser le pays. Une rhétorique qui légitime la chasse aux opposants, comme Bobi Wine, aujourd’hui introuvable.
À Kampala, la vie a repris son cours. Comme après chaque élection, la répression semble normalisée. , au pouvoir depuis 38 ans, le président ougandais continue de museler l’opposition par des accusations de terrorisme.
