L’Association de la presse étrangère (FPA) à Jérusalem a faire part mercredi de sa profonde déception face une nouvelle absence de décision de la Cour suprême israélienne sur sa requête en vue de permettre un libre accès des journalistes à Gaza.
La FPA « est profondément déçue que la Cour suprême israélienne ait une fois de plus ajourné sa décision », indique un communiqué de l’association.
Mardi, la Cour a refusé de nouveau de statuer sur la requête de la FPA et demandé au gouvernement israélien de la tenir informée de la situation d’ici au 31 mars 2026.
La FPA juge particulièrement « préoccupant que la Cour semble avoir été influencée par les arguments de sécurité classifiés de l’État, présentés [aux juges] à huis clos » en l’absence des avocats de l’association. Elle exhorte le tribunal « à revoir sa décision », soulignant « l’urgence d’un accès libre et indépendant à Gaza ».
« Ce processus secret ne nous offre aucune possibilité de réfuter ces arguments et ouvre la voie à la poursuite de la fermeture arbitraire et indéfinie de Gaza aux journalistes étrangers », ajoute la FPA.
Depuis le début de la guerre de Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, les autorités israéliennes interdisent l’accès de la bande de Gaza aux journalistes, selon elles pour des raisons de sécurité.
Seules quelques dizaines de journalistes ont été autorisés à se rendre ponctuellement à l’intérieur du territoire, sous escorte des forces armées israéliennes, et avec des restrictions ne permettant pas un travail journalistique indépendant.
La FPA représente plusieurs centaines de journalistes couvrant Israël et les Territoires palestiniens pour des médias étrangers. Un journaliste de l’AFP siège à son conseil d’administration.
L’association a saisi a Cour suprême israélienne dès 2024 pour obtenir le libre accès des journalistes.
Lors de la partie publique de l’audience de mardi, les représentants du gouvernement et de l’armée ont continué de faire valoir que les conditions de sécurité n’étaient pas remplies pour autoriser les journalistes à se rendre à Gaza, même avec fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.
