Le chef de l’armée iranienne Amir Hatami a ainsi annoncé avoir doté les régiments de combat de 1.000 drones.Une annonce qui fait suite aux déclarations du chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi. Ce dernier avait affirmé que les forces armées avaient « le doigt sur la gâchette ».
Entre pression et tentative de médiation
Ces nouvelles déclarations font suite aux menaces du président américain Donald Trump qui a averti Téhéran que le « temps était compté » avant une éventuelle attaque américaine. Washington a ainsi déployé des forces militaires navales dans le Golfe, dont le porte-avions Abraham Lincoln.
Du côté de l’Union européenne également la pression sur l’Iran s’est accentuée. En réponse à la répression des manifestations, les 27 entendent ajouter les Gardiens de la Révolution, le bras armé de la République islamique, sur la liste des organisations terroristes.
Plusieurs pays, dont la France, l’Espagne, la Belgique ou l’Italie, se sont déclarés favorables à cette décision.
Les Gardiens de la Révolution sont accusés par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du mouvement de contestation qui a secoué l’Iran.La répression aurait fait des milliers de morts.
Face à la situation en Iran, certains pays préférent toutefois la voix diplomatique. C’est le cas de la Turquie qui s’oppose à toute intervention militaire contre l’Iran et souhaite jouer un rôle de médiateur entre Téhéran et Washington.
Le chef de la diplomatie iranienne se rendra vendredi en Turquie.La Russie estime pour sa part que le potentiel de négociations était « loin d’être épuisé ». Moscou appelle »toutes les parties à la retenue ».
Un bilan toujours incertain
Sur place en Iran, des ONG continuent d’évaluer l’ampleur de répression qui s’est abattue sur les manifestants en janvier. Elles font état de milliers, voire de dizaines de milliers de morts.
L’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, fait ainsi état de 6.373 personnes, dont 5.993 manifestants, tuées durant le mouvement de contestation.11.018 personnes auraient par ailleurs été gravement blessées et 42.486 arrêtées. Par crainte d’être arrêtés certains blessés refusent d’aller se faire soigner à l’hôpital.
Par ailleurs, après trois semaines de coupure, le rétablissement d’internet ne serait que partiel.Les restrictions de communication seraient toujours en place.
