
Fraîchement nommé ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé fait face à un dossier critique qu’est la menace terroriste aux frontières orientales du Sénégal. Avocat de formation, mis à la tête à la tête d’un ministère aussi stratégique que sensible, il doit rapidement affronter un contexte régional marqué par l’expansion des groupes jihadistes dans le Sahel.
Le voisin malien vit depuis plusieurs années sous la pression des attaques terroristes, et les dernières offensives djihadistes dans la zone frontalière nourrissent de fortes inquiétudes à Dakar. Des réseaux dormants, des infiltrations possibles et des trafics transfrontaliers fragilisent la sécurité nationale. «Depuis les attaques répétées au Mali, le spectre jihadiste plane aux portes du Sénégal», alerte l’analyste Assane Samb, pour qui le défi est désormais d’éviter que l’instabilité malienne ne déborde sur le territoire sénégalais.
La tâche de Bamba Cissé apparaît d’autant plus redoutable que les forces de sécurité sénégalaises doivent lutter sur plusieurs fronts : la criminalité ordinaire, la délinquance transnationale et maintenant une menace terroriste potentiellement diffuse. Le nouveau ministre devra donc mobiliser d’importants moyens humains et techniques, renforcer la coopération régionale et surtout anticiper les tentatives d’implantation de cellules jihadistes.
