Tensions à l’Assemblée : l’opposition dénonce de « graves violations » du règlement intérieur
Tensions à l’Assemblée : l’opposition dénonce de « graves violations » du règlement intérieur
L’opposition parlementaire est montée au créneau à la suite de la séance de questions au gouvernement du 24 février dernier. Dans un communiqué conjoint rendu public ce mercredi, plusieurs députés dénoncent de « graves violations » du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et fustigent le déroulement des échanges en plénière.
Les signataires pointent du doigt le comportement « irrespectueux » de certains députés de la majorité, citant nommément Ayib Daffe et Alioune Dieye. Selon l’opposition, ces derniers auraient proféré des insultes à l’endroit de collègues, contribuant à tendre davantage une atmosphère déjà électrique dans l’hémicycle.
Au-delà de ces incidents, les députés contestataires mettent également en cause l’attitude du président de l’institution parlementaire, El Malick Ndiaye. Ils l’accusent de partialité dans la conduite des débats, estimant qu’il aurait favorisé le Premier ministre lors des échanges, au détriment du temps de parole et des droits reconnus à l’opposition par le règlement intérieur.
« Défendre l’équilibre institutionnel »
Dans leur déclaration, Aïssata Sall, Anta Babacar Ngom et leurs collègues affirment que ces manquements constituent une atteinte aux principes démocratiques et à l’équilibre institutionnel. Ils rappellent que la séance de questions au gouvernement est un moment clé du contrôle de l’action gouvernementale et qu’elle doit se dérouler dans « le strict respect des règles et de la dignité parlementaire ».
Les signataires annoncent par ailleurs qu’ils « tireront toutes les conséquences juridiques » de ces faits, sans préciser à ce stade les démarches envisagées. Des recours internes à l’Assemblée, voire des actions devant les juridictions compétentes, ne sont pas exclus.
