Vingt millions de Francs CFA, l’équivalent d’un peu plus de 30 000 euros, c’est la somme que le gouvernement béninois promet à quiconque fournirait des informations conduisant à l’arrestation des cerveaux présumés du putsch manqué du 7 décembre 2025.
La mise à prix de leurs têtes intervient après les mandats d’arrêts internationaux émis à leur encontre. Au moins neuf personnes sont dans le viseur de la police béninoises dont le colonel Pascal Tigri présenté comme le chef de file des putschistes. Leurs images inondent les réseaux sociaux alors que la police garantit l’anonymat des informateurs.
Le 7 décembre de l’année dernière, le pouvoir du président béninois Patrice Talon a vacillé pendant quelques heures. Des mutins sont apparus à la télévision nationale lisant une déclaration annonçant le renversement des institutions.
Le régime ne sera finalement sauvé que grâce à l’intervention de l’armée nigériane. La France a joué aussi sa partition en fournissant des renseignements sur les positions des insurgés.
