Pétrole et gaz : plusieurs blocs résiliés
Le secteur des hydrocarbures fait également l’objet d’un examen en cours. Le Premier ministre a évoqué le projet gazier Grand Tortue (GTA), partagé entre le Sénégal et la Mauritanie, dont l’exploitation a débuté l’année dernière. Selon lui, les estimations évoquent un potentiel d’environ 40 milliards de dollars, alors que les recettes directes attendues pour le Sénégal restent pour l’instant limitées.
Le gouvernement envisage donc d’ouvrir des discussions, notamment pour garantir l’approvisionnement du marché local en gaz. Une telle orientation pourrait générer un gain estimé à 940 milliards de francs CFA entre 2025 et 2040, tout en permettant de réduire le prix du gaz domestique.
Le Premier ministre a également évoqué le bloc gazier Yakar‑Teranga, jugé prometteur. Selon lui, le Sénégal disposerait d’une marge de manœuvre dans ce dossier, certains engagements contractuels n’ayant pas été respectés.
Le gouvernement a par ailleurs annoncé la résiliation de plusieurs blocs pétroliers, notamment : le bloc de Djifer offshore , le bloc de Kayar offshore, le bloc de Kayar, le bloc de Rufisque offshore…
Ces décisions ont été prises sous la supervision de la direction de Petrosen, la société nationale des hydrocarbures ainsi que du ministre de tutelle.
Le Premier ministre a affirmé que des responsabilités devront être situées concernant la gestion passée des ressources pétrolières et gazières du pays. « Sur le pétrole et le gaz, ce qui s’est passé est extrêmement grave », a-t-il déclaré, ajoutant que l’État n’entend plus signer des contrats sans en réévaluer les conditions pendant des décennies. D’ailleurs, des députés sont entrés en contact avec lui en vue de disposer des résultats. Il n’écarte pas la piste d’une commission d’enquête parlementaire.
Le gouvernement affirme ainsi vouloir instaurer une nouvelle approche dans la gestion des ressources naturelles, avec pour objectif de mieux défendre les intérêts économiques du Sénégal.
