Attaque contre Le Président Diomaye : Papa Ibrahima Senghor monte au créneau appelle à plus de discipline
Des tensions supposées au sommet de l’exécutif continuent d’alimenter le débat politique au Sénégal. Dans une déclaration rendue publique, Papa Ibrahima Senghor, président du Mouvement Kaolack Bi Gueune et membre de la conférence des leaders de la coalition Diomaye Président, appelle à un retour à la discipline gouvernementale et à un respect strict de l’autorité présidentielle.
Dans son texte, le responsable politique affirme que la légitimité du président Bassirou Diomaye Faye, élu pour conduire le projet de transformation nationale, ne devrait faire l’objet d’aucune contestation au sein de l’appareil d’État.
Selon lui, certaines prises de position publiques de ministres, de directeurs généraux et de responsables politiques traduisent « une forme de défiance » vis-à-vis de l’autorité présidentielle. Il estime que ces comportements fragilisent le fonctionnement normal des institutions et risquent d’alimenter une confusion au sommet de l’exécutif.
Dans sa déclaration, Papa Ibrahima Senghor interpelle également le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il considère comme responsable de la discipline gouvernementale. Il estime que l’absence de cohérence dans certaines positions publiques de membres du gouvernement contribue à installer une situation qu’il qualifie de « confusion dangereuse » dans la conduite des affaires de l’État.
Le responsable politique appelle ainsi à une clarification de la chaîne d’autorité au sein de l’exécutif et souligne que, selon lui, le pays « ne peut être dirigé par un pouvoir parallèle ».
Appel au respect de l’institution présidentielle
Dans le même temps, Papa Ibrahima Senghor critique certaines déclarations de députés visant le chef de l’État. Il juge ces propos « outrageants » et estime que l’institution présidentielle doit être préservée des attaques politiques.
Pour le président du Mouvement Kaolack Bi Gueune, le Sénégal a aujourd’hui besoin « d’autorité, de discipline et de loyauté institutionnelle » afin de mener à bien les réformes promises aux citoyens.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par des débats intenses autour de la gouvernance et de l’équilibre des pouvoirs au sein de l’exécutif sénégalais.
