Des experts en relations internationales ont indiqué que la position de la Suisse, favorable à l’autonomie au Sahara marocain, renforce l’isolement du polisario séparatiste.
La Suisse a affirmé, vendredi dernier, qu’elle »considère l’initiative d’autonomie » proposée par le Maroc comme « la base la plus sérieuse, crédible et pragmatique » pour résoudre le différend régional autour du Sahara marocain.
Elle a également salué l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, soulignant qu’“une véritable autonomie sous souveraineté marocaine peut constituer l’une des solutions les plus applicables”.
Abbas El Ouardi, analyste politique et professeur de droit international à l’Université Mohammed V de Rabat, a déclaré que « la récente position suisse confirme la solidité de l’orientation marocaine et la fermeté de ses convictions, qui commencent à s’ancrer auprès d’un ensemble de pays influents ». Il a ajouté que la Suisse insiste sur le fait que le projet d’autonomie constitue la seule base du règlement politique, en raison de la confiance, du réalisme et de l’acceptation internationale dont il bénéficie.
El Ouardi a ajouté, dans une déclaration à Hespress, que cette démarche émane d’un pays reconnu pour ses positions strictes contre le terrorisme et l’extrémisme, ainsi que pour son attachement aux orientations démocratiques et au respect des affaires internes des États. Elle reflète la volonté claire de la Suisse d’accompagner la proposition marocaine et de poursuivre un travail commun avec le Royaume du Maroc pour soutenir le projet d’autonomie.
Il a poursuivi : « La carte du soutien international ne cesse de s’élargir grâce à la diplomatie royale et à la grande confiance dont jouissent l’institution monarchique et les institutions marocaines. Cette reconnaissance de l’efficacité et de la pertinence de la proposition d’autonomie comme unique solution politique repose sur des acquis positifs dans le cadre d’une coopération bilatérale solide entre les deux pays ».
Le même analyste a également souligné qu’aucun pays influent ne parle désormais d’options alternatives irréalistes. Il existe plutôt un consensus autour des orientations liées aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment les résolutions 2548 et 2797, qui ont levé toute ambiguïté quant à la nécessité de mettre en œuvre concrètement le projet d’autonomie pour mettre fin à ce conflit.
De son côté, Ramadan Massoud Arabi, président de l’Association sahraouie des victimes du polisario à Madrid, a déclaré que « la position suisse s’inscrit dans la dynamique internationale croissante en faveur de l’initiative d’autonomie, notamment de la part de grandes puissances influentes telles que les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne ».
Il a ajouté que « le Front Polisario est désormais pleinement conscient de l’ampleur de ce soutien international massif et inévitable, ce qui s’est clairement reflété dans les récentes déclarations de son responsable des affaires étrangères, traduisant une forme de résignation face au réalisme et à l’acceptation de l’initiative marocaine sur la scène internationale ».
Il a poursuivi : « La position suisse constitue une étape qualitative et très importante compte tenu du poids et du statut de ce pays. Elle renforce la dynamique des reconnaissances internationales successives de la marocanité du Sahara. Cette orientation internationale confirme que l’approche marocaine est la seule capable de résoudre ce dossier dans le cadre de la souveraineté nationale ».
Enfin, selon le président de l’Association sahraouie des victimes du polisario à Madrid, l’isolement du polisario et de la diplomatie algérienne s’accentue de manière sans précédent, après que le Maroc a réussi à s’imposer sur la scène internationale et à convaincre les grandes puissances, ainsi que les pays voisins et africains, de la pertinence de sa position. Ce succès diplomatique a placé les autres parties dans une réelle impasse et mis en échec leurs manœuvres.
