Les échanges se durcissent à l’Assemblée nationale autour de la réforme du Code électoral. Le président du groupe parlementaire Pastef, Ayib Daffé, a vivement réagi aux accusations de violation du règlement intérieur portées par son collègue Tafsir Thioye, dénonçant une posture qu’il juge incohérente. Face à l’hémicycle, Ayib Daffé n’a pas mâché ses mots, mettant directement en cause l’attitude de son contradicteur. Il a notamment rappelé que ce dernier avait pris part aux travaux en commission sans soulever la moindre irrégularité. « S’il y a violation, vous l’avez couverte en commission », a-t-il lancé, accusant Tafsir Thioye d’avoir changé de discours une fois devant les caméras.
Selon le président du groupe Pastef, le député Thioye a activement participé aux débats en commission, y compris en prenant la parole, sans jamais évoquer une quelconque entorse aux règles. « Vous avez pris la parole en commission et vous n’avez pas parlé de violation. C’est aujourd’hui que vous en parlez devant les caméras », a-t-il insisté. Allant plus loin, Ayib Daffé a estimé que si une irrégularité existait réellement, Tafsir Thioye ne pourrait s’en exonérer : « S’il y a violation, vous en êtes bien complice », a-t-il affirmé dans une attaque directe témoignant de la tension croissante au sein de l’hémicycle.
Sur le fond, le député de Pastef défend la régularité de la procédure. Il soutient que toutes les étapes ont été respectées « à la lettre », depuis les travaux en commission jusqu’à l’examen en séance plénière. Il conteste notamment l’interprétation faite par Tafsir Thioye des dispositions relatives à la procédure d’urgence. Selon lui, son collègue se méprend sur le sens des textes, en particulier sur les modalités de mise aux voix des demandes formulées. « Vous vous perdez dans votre lecture », a-t-il cinglé, évoquant un amalgame dans l’interprétation des règles parlementaires.
Ayib Daffé a également précisé que la procédure d’urgence n’ayant pas été enclenchée directement en séance plénière, les critiques fondées sur l’obligation de mise au vote immédiate sont caduques. Dans la foulée, il a appelé au rejet de la question préalable soulevée par Tafsir Thioye, estimant qu’elle repose sur une lecture erronée du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
