Le Centre d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI), à travers sa coordination régionale du Kadiogo, a organisé dimanche une conférence publique, placée sous le thème « Islam et traditions ». L’objectif était d’échanger sur les divergences et convergences au sein de la communauté, afin de promouvoir la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso.
« Nous voulons, à travers cette conférence régionale du CERFI à Ouagadougou, instaurer un débat clair et constructif pour que chacun puisse mieux comprendre l’autre. Lorsqu’on ne comprend pas l’autre, il est souvent difficile de vivre en harmonie avec lui. Or, ce qui nous unit dépasse largement ce qui nous divise », a déclaré le coordonnateur régional du CERFI/Kadiogo, Boureima Zallé.
Il a ajouté que les musulmans, tout comme les fidèles des autres confessions religieuses, partagent une même culture et les traditions burkinabè.
Pour M. Zallé, « dans certaines zones, lorsque le débat est posé, on parvient à identifier à la fois des divergences et des convergences », ce qui permet de mieux comprendre les différences, pour renforcer la cohésion sociale.
La conférence, organisée simultanément dans les 13 régions du pays, visait à donner aux participants une compréhension juste de ce que l’islam enseigne sur les traditions et sur l’attitude à adopter envers ceux qui ne partagent pas la même foi.
Selon lui, une meilleure compréhension de l’islam contribue à apaiser les tensions. « Beaucoup de personnes qui tiennent des propos injurieux ou excessifs sur les réseaux sociaux agissent souvent par ignorance. Ce type d’initiative aide donc à renforcer le vivre-ensemble au Burkina Faso », a-t-il affirmé.
Le conférencier, l’imam Marboulaye Nombré, a, pour sa part, indiqué que le CERFI, à travers cette conférence, souhaite adresser un message aux musulmans comme aux chrétiens.
Il a rappelé que de nombreux débats surgissent sur la toile autour de la question d’être à la fois musulman et africain. Selon lui, les Burkinabè sont profondément liés les uns aux autres. « Dans une même famille, on peut trouver un musulman, un catholique, un protestant et un traditionaliste. C’est ce qui caractérise le Burkina depuis toujours », a-t-il expliqué.
« Nous nous sentons concernés par nos traditions. Nous sommes fiers d’être musulmans et fiers d’être Burkinabè », a conclu l’imam Nombré.
Agence d’information du Burkina
