
L’attaquant parisien a été sacré meilleur joueur du monde. Sixième Français à remporter cette distinction, il rejoint le panthéon du football tricolore. Une consécration inattendue qui couronne une métamorphose spectaculaire.Et une dinguerie de plus, une ! On pensait qu’il nous avait tout fait, tout montré, tout dit, de lui et de son talent, que rien ne pourrait être plus fou, nous estomaquer davantage que ses fulgurances balle au pied, ses dribbles renversant, ses inspirations de maboul et cette façon désormais quasi chirurgicale d’empiler les buts. Mais les « Dembouzeries », comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle cette saison à Paname.
La plus belle, la plus surprenante, bien qu’attendue, espérée aussi, s’est donc jouée ce lundi sur la scène du Théâtre du Châtelet. À presque 800 bornes du Vélodrome et d’un clasico OM-PSG aux allures de « contre-soirée »puisque décalé presque à l’heure des festivités capitales par la Ligue de football professionnel (LFP), Ousmane Dembele s’est vu décerner la plus prestigieuse récompense individuelle du sport collectif le plus populaire de la planète.
L’attaquant du PSG est, lundi soir, devenu le sixième Ballon d’or français de l’histoire en même temps, donc, qu’une légende du sport tricolore. À 28 ans, il succède en effet à des étendards de la nation, figures reconnues de la discipline que sont Raymond Kopa (1958), Michel Platini (1983, 1984, 1985), Jean-Pierre Papin (1991), Zinédine Zidane (1998) et Karim Benzema (2022).

