Après plusieurs mois de détention au Maroc, les 15 supporters sénégalais encore incarcérés depuis la finale de la CAN 2025 sont arrivés au Sénégal dans la nuit de samedi à dimanche. Leur vol a atterri après 1 heure du matin à l’aéroport Blaise Diagne de Diamniadio, où le président Bassirou Diomaye Faye les a accueillis aux côtés de responsables de la Fédération sénégalaise de football.
Leur retour intervient au lendemain de la grâce accordée par le roi Mohammed VI pour des « considérations humaines », à l’occasion de l’Aïd al-Adha célébré mercredi au Maroc. Selon l’AFP, et comme l’a rapporté Boursorama, cette mesure concerne les 15 supporters qui restaient détenus, après la libération mi-avril de trois autres Sénégalais ayant purgé leur peine de trois mois.
En février, la justice marocaine avait condamné 18 Sénégalais à des peines de trois mois à un an de prison pour « hooliganisme », après les incidents survenus lors de la finale du 18 janvier à Rabat. Ce match, remporté 1-0 par le Sénégal, avait basculé dans le temps additionnel après un penalty accordé au Maroc juste après un but refusé aux Lions. Des joueurs sénégalais avaient alors quitté la pelouse, tandis que des supporters avaient tenté d’envahir le terrain et lancé des projectiles.
L’affaire avait été suivie de près à Dakar. Dès février, Bassirou Diomaye Faye avait prévu d’adresser une lettre officielle au souverain marocain pour demander une grâce en faveur des supporters. En mars, le secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Chérif Diouf, avait assisté à une audience en appel renvoyée au 30 mars 2026, en compagnie notamment d’un avocat de la défense et du consul général du Sénégal à Casablanca.
A leur arrivée, le chef de l’État a déclaré aux journalistes qu’il était « très content » de les retrouver sur le territoire national, tout en remerciant les autorités marocaines pour cette décision prise à l’approche de la Tabaski. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a également salué cette grâce, tandis que le parquet marocain avait auparavant évalué les dégâts matériels liés aux violences à plus de 370.000 euros.
