La jeunesse de la République démocratique du Congo (RDC), a été appelée vendredi, à faire de la gestion durable des déchets une priorité nationale, lors d’une rencontre scientifique organisée à Kinshasa, à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement.
« Je lance donc un appel à toute la communauté universitaire, à la jeunesse congolaise, aux collectivités locales, au secteur privé et à l’ensemble des citoyens pour faire de la gestion durable des déchets une priorité nationale. Faisons de nos déchets une ressource, faisons de l’assainissement un levier de développement, faisons de la protection de l’environnement une responsabilité collective, car pour un développement durable, notre responsabilité est aujourd’hui et notre avenir en dépend », a déclaré Pascal Blaise Lububi, représentant de la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat.
M. Lububi a fait savoir que cette rencontre est intervenue au moment où la RDC s’est engagée résolument dans la construction d’un modèle de développement conciliant croissance économique, protection de l’environnement et amélioration des conditions de vie de population. Il a, en outre, révélé qu’une mauvaise gestion de déchets constitue avant tout un problème majeur de la santé publique. « Les déchets non collectés favorisent la prolifération des moustiques, des mouches, des rats et des nombreux agents pathogènes responsables du choléra, de la fièvre typhoïde, des maladies diarrhéiques, du paludisme et de plusieurs infections respiratoires » a- t-il fait savoir.
Au-delà de ces impacts sanitaires, a-t-il poursuivi, la mauvaise gestion des déchets constitue également un défi environnemental majeur à savoir les déchets plastiques polluent les rivières et les écosystèmes aquatiques, les décharges sauvages contribuent à la contamination des sols et des nappes phréatiques, le brûlage à ciel ouvert génère des émissions toxiques dangereuses pour la santé humaine, la décomposition des déchets organiques dans les décharges produit du dioxyde de carbone dans les conditions aérobies et du méthane, dans les conditions anaérobies, un gaz à effet de serre dont le pouvoir de réchauffement est 21 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone.
De son côté, le professeur émérite Hilaire Mbiye de l’université catholique du Congo a insisté sur le changement des comportements en mettant en exergue l’éducation environnementale. « Je propose l’éducation environnementale pour la gestion des déchets à Kinshasa. Il s’agit de l’éducation des déchets ménagers, elle a pour rôle de responsabiliser la population, de la famille à l’école, aux bonnes pratiques de collecte, de tri et de gestion des déchets. Elle amène la population à prendre conscience de la production de nombreux déchets ménager et de leurs conséquences sur l’environnement et sur la santé », a conseillé le professeur émérite aux jeunes.
Selon lui, l’objectif de cette éducation est d’aider les individus à acquérir des connaissances, les valeurs et les attitudes, la motivation, les compétences requises pour la protection et l’amélioration de l’environnement, provoquer des nouveaux modes de comportements chez les individus et les groupes sociaux sur l’environnement.Cette journée a été organisée dans le but de réunir les acteurs sociaux pour la prise en charge de gestions de déchets à Kinshasa. Elle était placée sous le thème « conscience environnementale de la population dans la gestion des déchets: enjeux et perspectives pour un développement durable »
Gestion des déchets :le renforcement de la sensibilisation et l’engagement citoyen préconisés
Les participantes aux travaux Le renforcement de la sensibilisation et l’engagement citoyen ont été cœur d’une journée scientifique pour promouvoir des comportements responsables dans la gestion des déchets dans la capitale Congolaise.
« Face aux défis croissants liés à la gestion des déchets à Kinshasa, il est bien essentiel de renforcer la sensibilisation , l’éducation environnementale et l’engagement citoyen afin de promouvoir les comportements responsables » , a déclaré le professeur Patrick Mufwaya , secrétaire de la faculté de sciences et bio ingénieur de l’université Omnia omnibus. Il a rappelé que cette activité constitue une opportunité de réflexion , d’échange et de partage d’expériences autour d’une problématique qui touche directement notre état de vie notre santé et l’avenir de notre ville.
De son côté, le représentant du recteur de l’université Omnia Ominibus , l’abbé Victor Ntambwe , aussi secrétaire administratif a expliqué l’importance du thème de cette journée scientifique intitulé « la conscience environnementale de la population kinoise dans la gestion des déchets : enjeux et perspectives pour le développement durable» . « Ce thème touche à l’essentiel de notre patrimoine urbaine, et pourquoi pas nationale . Kinshasa , autre fois célébrée sous le label de Kinshasa la belle fait aujourd’hui face à la crise poignante de Kin la poubelle » ,a-t-il dit, avant de rappeler « qu’avec une production journalière qui dépasse désormais quinze mille tonne de déchets en cette année 2026. La gestion de notre environnement urbain ne peut plus être une simple affaire technique ou administrative. Elle est d’abord une question de conscience citoyenne , humaine et surtout scientifique ». M. Ntambwe a fait savoir que c’est dans la perspective de rendre l’université omnia omnibus « une maison ouverte », un laboratoire d’idées neuves et d’innovation locale favorable de transformer durablement nos quartiers, nos mentalités anti-écologiques, que ce genre d’activités sont organisées. ACP/M/ M/ B
