Tôt le dimanche 7 juin 2026, aux environs de 6h du matin, une retraitée de 69 ans, S.Diattara, domiciliée à la Cité Imprimerie des HLM de Rufisque, a été victime d’une tentative de vol avec violence perpétrée par trois individus à bord d’une moto. Sa résistance héroïque face à ses agresseurs a failli lui coûter la main, avant que la vindicte populaire ne s’en mêle, selon des sources de Seneweb.
Peu après la prière du matin, S.Diattara avait quitté son domicile pour se rendre au quartier Keury Souf. C’est devant la pharmacie Marie Sarr, située aux HLM de Rufisque, qu’elle a été prise en chasse par trois malfaiteurs circulant à moto. Arrivés à sa hauteur, les individus ont effectué un demi-tour avant de s’arrêter brusquement devant elle. Le passager assis à l’arrière de l’engin est immédiatement descendu et s’est précipité sur elle pour lui arracher son sac, tandis que les deux autres complices restaient sur la moto en guettant les environs.
Une résistance courageuse
Refusant de céder son bien, S.Diattara s’est accrochée à son sac. L’agresseur a alors commencé à la rouer de coups de poing en proférant des insultes. Constatant qu’elle résistait toujours, il a sorti une bouteille en verre et a tenté de la frapper. Le coup a profondément entaillé la paume de sa main droite, lui causant une blessure entraînant une incapacité temporaire de travail de huit jours. Malgré la douleur et le sang, la sexagénaire n’a pas lâché prise.
La vindicte populaire et l’arrestation
C’est à ce moment que des riverains témoins de la scène sont intervenus. Le mis en cause, Pape Amadou Ndiaye, 22 ans, menuisier, a été rattrapé et sévèrement lynché par la population avant d’être conduit au commissariat de Rufisque, accompagné de S.Diattara et d’autres témoins, pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis avec usage d’un moyen roulant, violences et voies de fait.
Pape Amadou Ndiaye devait être présenté au parquet le 9 juin 2026, à l’issue de ses 48 heures de garde à vue. Cependant, il s’est plaint de douleurs avant son déferrement. Saisi par réquisition, le directeur de l’hôpital Youssou Mbargane Diop a ordonné son examen médical. Le médecin traitant a conclu que le mis en cause devait subir une opération du nez, nécessitant une hospitalisation d’au moins 48 heures supplémentaires. Les deux complices restés sur la moto n’ont pas été interpellés et sont toujours recherchés.
Le procureur Cheikh Diakhoumpa, chef du parquet de Rufisque, a été informé des faits.
