Le Maroc et la République de Corée avancent dans leurs discussions en vue de signer un accord accord de partenariat économique global, équivalent à un accord de libre-échange. Du côté marocain, les discussions ont été menées par le secrétaire d’État marocain chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira.
La République de Corée s’investit actuellement dans le développement de ses partenariats dans la région, en misant sur le transfert de compétences dans des domaines stratégiques, le commerce extérieur, le secteur des technologies dans lequel Séoul est un leader mondial.
Avec le Maroc, la République de Corée a devant elle une multitudes de possibilités et d’opportunités bilatérales, et c’est dans ce sens que des discussions poussées sont en train de se faire pour mettre en place un cadre de partenariat économique élargi.
Le secrétaire d’État marocain chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, et le ministre sud-coréen du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie, Kim Jung-kwan, ont tenu une réunion par visio-conférence pour jeter les bases de ce futur accord en décidant de lancer un groupe de travail entre les deux pays qui facilitera ce projet.
« Aujourd’hui marque une étape décisive dans les relations bilatérales entre nos deux pays. Nous venons de signer officiellement une déclaration conjointe portant création d’un groupe de travail dédié au renforcement du partenariat économique entre la Corée et le Maroc », a indiqué le ministre sud-coréen du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie, Kim Jung-kwan, à l’issue de ses entretiens avec Omar Hejira.
Le groupe de travail devra préparer le terrain pour aborder les thématiques et sujets que les deux parties devront discuter et négocier lors du début effectif des pourparlers visant à établir le futur accord commercial.
« Nous considérons cette initiative comme une étape stratégique susceptible d’ouvrir un nouveau chapitre dans nos relations économiques et de mettre en place un cadre moderne, équilibré et mutuellement bénéfique pour nos acteurs économiques », a déclaré Omar Hejira.
Il a ajouté espérer que cet accord contribuera non seulement à faciliter les échanges commerciaux, mais également à promouvoir les investissements productifs, le transfert de technologie, l’innovation, la coopération industrielle et le développement des économies de les deux pays.
La République de Corée voit dans le Maroc une plateforme stratégique pour développer des investissements dans plusieurs secteurs, notamment les véhicules électriques, les batteries, la construction navale, l’industrie de défense, les énergies renouvelables et l’aéronautique.
Séoul comme d’autres pays asiatiques, à leur tête la Chine, perçoivent le Maroc comme un partenaire particulièrement attractif dont le principal atout est sa position géographique et ses bonnes relations avec les grandes puissances mondiales.
Situé à quelques kilomètres de l’Europe et disposant d’un accès direct à l’Atlantique et à la Méditerranée, il permet aux entreprises coréennes de desservir plusieurs marchés depuis une même base industrielle.
En outre, le Maroc dispose également d’accords de libre-échange avec de nombreux partenaires, notamment l’Union européenne, les États-Unis et plusieurs pays africains, offrant aux industriels coréens un accès préférentiel à un vaste marché.
De son côté, le Maroc perçoit un accord avec Séoul comme une opportunité attirer des investissements productifs, de favoriser le transfert de technologies de développer l’innovation et de renforcer l’industrie nationale.
Le responsable sud-coréen a indiqué que le futur accord avec le Maroc permettra d’accroître significativement les échanges commerciaux, les investissements, ainsi que d’élever les relations au rang d’un partenariat économique global, citant des secteurs stratégiques à forte valeur ajoutée, à l’instar des véhicules électriques, les batteries, la construction navale ainsi que l’industrie de défense comme principales sources d’intérêt pour Séoul.
Pour sa part, le responsable marocain a rappelé que Rabat est prêt à s’engager dans ces négociations dans un esprit constructif et pragmatique. Il a toutefois fait remarquer que les discussions devraient prendre en compte ses priorités en matière de développement économique et industriel.
