Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a souligné samedi l’attachement de l’Egypte aux droits légitimes du peuple palestinien, en particulier son droit à établir un Etat indépendant basé sur les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, selon un communiqué du ministère.
Lors d’un entretien téléphonique avec le vice-président de l’Etat de Palestine, Hussein Al-Cheikh, le chef de la diplomatie égyptienne a insisté sur le fait que l’Autorité palestinienne doit pouvoir « pleinement exercer ses responsabilités » au profit de l’unité des territoires palestiniens entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.
« Cette unité constitue un préalable indispensable à toute solution juste et durable de la question palestinienne », a affirmé le ministère égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty.
Les deux parties ont également évoqué l’activation du Comité national chargé de l’administration de Gaza, appelé à exercer ses fonctions depuis l’intérieur de l’enclave jusqu’au retour de l’Autorité palestinienne pour assumer l’ensemble de ses prérogatives.
Selon Le Caire, « cette démarche contribuerait à renforcer la stabilité et à préparer le terrain aux prochaines étapes du processus de règlement ».
Les échanges ont porté sur les efforts liés à la mise en œuvre de la première phase du plan de paix proposé par le président américain Donald Trump . Ils ont notamment abordé la question de l’accès complet et durable de l’aide humanitaire à la bande de Gaza, ainsi que le déploiement d’une force internationale de stabilisation chargée de surveiller l’application du cessez-le-feu et de sécuriser l’acheminement de l’assistance aux populations civiles, selon le communiqué du ministère.
De son côté, Hussein Al-Cheikh a exprimé sa reconnaissance pour le rôle central joué par l’Egypte dans le soutien à la cause palestinienne. Il a salué les efforts continus du Caire pour mettre fin à l’escalade, favoriser l’apaisement et atténuer les souffrances humanitaires de la population palestinienne
AK/Sf/APA
