À la suite de la saisie record de 970,6 kg de cocaïne le 15 juin dernier à Koumpentoum, les enquêteurs ont mis au jour l’existence d’un vaste réseau transfrontalier de trafic de drogue, rapporte Libération.
Selon les premiers éléments de l’enquête dévoilés par le journal, B. Badji, un homme d’affaires établi à Saly et déjà cité dans une affaire similaire, s’est présenté à la Brigade mobile des Douanes de Koumpentoum sous prétexte de vouloir racheter la cargaison de « Maad » dans laquelle la cocaïne était dissimulée. Mais les agents ont rapidement trouvé son comportement suspect et l’ont surpris en train de photographier discrètement le camion ayant transporté la marchandise saisie.
Les investigations ont révélé que l’homme agissait sous la pression et les menaces des destinataires de la drogue. Son objectif présumé, précise le quotidien d’information, était de fournir une preuve matérielle de la saisie de la cargaison et de vérifier si celle-ci se trouvait encore sur les lieux.
L’exploitation de ses deux téléphones a permis aux enquêteurs de retracer les contours du réseau. La cocaïne était regroupée en Guinée-Conakry par un convoyeur travaillant pour plusieurs organisations criminelles, avant de transiter par le Sénégal, où un réseau opérant entre Dakar et Paris assurait son acheminement vers la Belgique, destination finale de la cargaison.
Placé sous le régime de la garde à vue puis remis à l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) de Tambacounda, le suspect fait désormais l’objet d’investigations approfondies. D’après la même source, l’enquête se poursuit en étroite collaboration entre la Douane et l’Ocrtis afin d’identifier l’ensemble des ramifications de cette mafia transnationale.
