Omar Daf, l’ancien défenseur des Lions de la Teranga (89 sélections) et désormais sélectionneur adjoint du Congo aux côtés de Claude Le Roy, a livré son analyse du premier match du Sénégal à la Coupe du monde 2026, perdu 3-1 face à la France, et s’est projeté sur la rencontre contre la Norvège prévue le 22 juin (Africafoot).
« Le Sénégal aurait pu mener à la pause »
Daf retient une première période prometteuse : « Le Sénégal n’a pas concédé d’occasions. C’est même lui qui s’est montré le plus dangereux, avec Nicolas Jackson, Ismaïla Sarr ou Sadio Mané. L’équipe était bien organisée, concentrée. Je pense sincèrement que le Sénégal aurait pu mener au score à la pause. » Il souligne que les ajustements de Didier Deschamps à la mi-temps, notamment le repositionnement de Michael Olise en meneur de jeu, ont changé la donne.
Sur les cas individuels, l’ancien joueur de Sochaux et Brest approuve la titularisation de Kalidou Koulibaly, qui n’avait plus joué depuis le 8 avril : « Pape Thiaw a eu raison de lui faire confiance. Il a compensé son manque de rythme par son expérience. » Quant à Sadio Mané, il salue son sacrifice défensif en première période.
La Norvège, un défi athlétique et offensif
À propos du prochain adversaire, Daf se montre prudent : « La Norvège est une équipe qui m’avait impressionné lors des qualifications, notamment contre l’Italie (3-0 à Oslo, 4-1 à Milan). Elle est athlétique, techniquement intéressante et très offensive. Son trio Nusa, Solskjaer et Haaland est très fort, avec Odegaard au milieu. » Il estime que la défense sénégalaise sera confrontée à des profils différents de ceux des Français, mais que le Sénégal a les arguments pour répondre. La Norvège a d’ailleurs rappelé Fredrik Aursnes après trois ans d’absence pour ce Mondial, renforçant un effectif qui compte déjà Haaland, Sørloth, Ødegaard et Bobb.
