Le matin du vendredi 20 juin, à Dakar, des acteurs institutionnels de la protection de l’enfance et des responsables de la société civile ont appelé à une gouvernance locale qui place les enfants au cœur des politiques publiques. La rencontre s’inscrivait dans le cadre de la Journée de l’enfant africain et de la Semaine nationale de l’enfant.
Selon l’APS, le projet de renforcement de la gouvernance locale dans la commune de Guinaw Rail sud a été présenté, avec notamment une stratégie municipale de protection de l’enfant et la mise en place d’un conseil municipal des enfants (CME). Babacar Ndong, directeur pays de l’ONG Educo, a rappelé que la Journée de l’enfant africain, célébrée chaque 16 juin, est un moment d’engagement pour le respect des droits des enfants. Il a souligné que près de 59 % des écoles élémentaires sénégalaises manquent d’accès adéquat à l’eau et à l’assainissement, thème de cette année.
Abdourahmane Sarr, représentant de la Direction de la promotion des droits et de la protection des enfants (DPDPE), a insisté sur le droit à la participation des enfants, consacré par la Convention internationale et la Charte africaine. Il a qualifié la stratégie de Guinaw Rail sud d’« acte fort de plaidoyer ». Pape Songdé Diop, maire de Gandiaye et représentant de l’Association des maires du Sénégal, y a vu une illustration d’une « nouvelle génération de collectivités territoriales » centrées sur l’enfant.
Les membres du CME de Guinaw Rail sud ont présenté un plaidoyer réclamant une ligne budgétaire dédiée à la protection de l’enfance dans les budgets communaux, un meilleur accompagnement scolaire pour les enfants vulnérables et leur implication dans la planification locale. « Nous ne sommes pas l’avenir, nous sommes le présent », a déclaré Cheikh Dieng, président du CME. Titi Dioum Ba, première adjointe, a appelé à faire des enfants des acteurs des décisions.
