Un pas de géant a été accompli dans l’enquête sur le réseau de tricheurs au BFEM démantelé à Bambey. Vingt-quatre heures après leur fuite, les sept mis en cause en cavale, sur les dix-huit suspects identifiés au départ, se sont rendus. «Recherchés mardi dernier au premier jour des épreuves du BFEM, ils ont finalement franchi la porte du commissariat de police de Bambey, ce mercredi. Un à un, volontairement, la tête basse», rapporte L’Observateur.
Le journal signale que cette «reddition a surpris les enquêteurs, qui s’apprêtaient à lancer une vaste opération de recherche dans toute la commune».
L’affaire a éclaté mardi dernier. Dix-huit candidats dont quatre filles composant au CEM Bambey 2 ont été pris la main dans le sac. Ils se faisaient souffler les réponses via WhatsApp. Les onze ont été conduits au commissariat tandis que les sept avaient réussi à s’échapper.
Avant que les fuyards se constituent eux-mêmes prisonniers, un dix-neuvième candidat a été arrêté pour le même motif. L’Observateur précise qu’il se nomme El S. Diack et composait au CEM Bambey 3. «Il a été surpris par un surveillant avec son smartphone dissimulé entre les jambes, détaille le journal. Lui aussi se faisait souffler les réponses via WhatsApp. Démasqué, isolé dans le bureau du président du jury, il a fondu en larmes avant d’être conduit au commissariat.»
Désormais au nombre de dix-neuf, les tricheurs présumés seront déférés au parquet de Diourbel dans les prochaines heures, conclut le quotidien du Groupe futurs médias.
