La Mpox a encore emporté un enfant. La victime est un nourrisson âgé d’un mois, décédé dans la région d’Atsinanana, selon l’évolution de l’épidémie rapportée par l’incident manager du Centre opérationnel d’urgence sanitaire (Cousp), le professeur Jean de Dieu Mamy Randria, hier. Il s’agit de l’énième enfant victime de la Mpox à Madagascar. Depuis les premiers cas identifiés en décembre 2025, 22 décès ont été notifiés. Ces victimes sont principalement des personnes atteintes du VIH/sida et des enfants.
« Les femmes enceintes, les enfants de moins de 5 ans et les personnes vivant avec une maladie chronique sont les plus vulnérables à cette maladie. Chez eux, le risque de complications et de décès est élevé », explique ce médecin spécialiste des maladies infectieuses. Ce professeur recommande aux femmes enceintes de se protéger pour ne pas attraper cette maladie et à tous de protéger les enfants, surtout les nourrissons. « Il est fortement recommandé de restreindre les visites aux nourrissons et d’éviter tout contact physique afin de réduire les risques d’infection », conseille-t-il.
Cette épidémie continue d’évoluer à Madagascar. Selon le bilan du ministère de la Santé publique couvrant la période du 18 décembre 2025 au 28 juillet 2026, le pays totalise 4 798 cas notifiés de Mpox, dont 3 146 confirmés. Au total, 2 184 personnes sont guéries. La situation sanitaire reste toutefois préoccupante, avec un taux de positivité élevé de 72,67 %.
