Les minerais critiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont été présentés par le coordonnateur d’un comité de crise comme un levier de paix, de développement durable et de justice économique plutôt qu’un facteur de conflits, lors d’une conférence organisée par les Open Society Foundations à Accra, au Ghana, a appris l’ACP dimanche de sources associatives.
« Les minerais critiques de la RDC, ne devraient pas être une malédiction pour les populations africaines. Ils doivent devenir un levier de paix de développement durable et de justice économique. Cela exige une gouvernance qui place afin les citoyens au centre des décisions», a déclaré Me Patient Bashombe, représentant de la RDC et coordonnateur du Comité de crise pour la paix et la sécurité en RDC (CCPS-RDC).
«La RDC possède d’importantes réserves mondiales de cobalt, de cuivre, de coltan et d’autres minerais indispensables à la transition énergétique, mais continue de faire face aux conséquences des conflits armés, de l’exploitation illicite des ressources naturelles et d’une redistribution limitée des revenus miniers », a-t-il ajouté.
Il a indiqué que l’objectif est de consolider des partenariats en faveur de la paix, de la bonne gouvernance, de la transparence dans la gestion des ressources naturelles et du développement durable en Afrique.
Selon lui, cette transformation passe par trois priorités : le replacement des communautés au cœur de la gouvernance des ressources naturelles, la rupture définitive des liens entre l’exploitation minière, les conflits armés et les réseaux économiques illicites, ainsi que l’instauration d’une gestion transparente, responsable et inclusive du secteur minier.
Me Bashombe a, à cet effet, appelé les États africains à renforcer leur coopération afin de mieux défendre leurs intérêts dans un contexte où la demande mondiale en minerais critiques ne cesse de croître avec la transition énergétique.
Au-delà des discussions en séance plénière, plusieurs rencontres bilatérales sont prévues entre Me Bashombe et des représentants de la société civile, d’institutions internationales ainsi que des experts du secteur.
À travers cette conférence, les participants espèrent jeter les bases d’une nouvelle vision selon laquelle les immenses richesses minières du continent ne seraient plus une source de conflits, mais un véritable moteur d’industrialisation, de stabilité et de prospérité partagée.
ACP/B.
