Le mouvement espagnol d’opposition (ASM), a appelé l’Espagne à céder les colonies de Sebta, Melilla ainsi que les îles occupées, au Maroc.
Appelant à la fin du colonialisme espagnol, le Secrétariat de l’ASN, actif à Majorque, par le biais d’un communiqué daté du 4 août et publié sur son site internet, faisant suite aux événements migratoires de Sebta des 30 et 31 juillet, a estimé que ces derniers n’auraient pas eu lieu « si, en 1956, à l’indépendance du Maroc, les bastions de Sebta et Melilla n’avaient pas été laissés aux mains du colonialisme espagnol ».
Il a soutenu que Sebta et Melilla « sont deux colonies espagnoles qui ne produisent rien pour la métropole, elles constituent un gouffre financier qui engloutit les ressources », faisant noter que plus de 40 % de la population active travaille directement ou indirectement pour l’État.
Le mouvement a insisté: « ce sont deux enclaves coloniales qui dépendent largement du secteur public espagnol, l’administration étant le principal moteur de l’économie dans les deux villes ».
« Nous sommes d’avis que dans un avenir proche, le Royaume d’Espagne finira par céder Sebta et Melilla au Maroc, quelles que soient les erreurs commises par les factions PP-VOX », a indiqué l’organisation, en avançant les positions de la droite et l’extrême droite ultra nationalistes espagnoles.
En outre, l’ASM a estimé que les deux enclaves « sont un foyer permanent de déstabilisation et, surtout, il est juste que ces deux villes africaines soient rattachées à l’Afrique ».
En plus de Sebta et Melilla, le mouvement a évoqué le cas des îles et ilots qui sont dans la même situation, relevant que « la relation entre l’Espagne et le Maroc est un conflit colonial qui se poursuivra jusqu’à ce que la plaie infectée que représentent Sebta, Melilla et toutes les îles et îlots d’Afrique du Nord qui restent sous domination espagnole, soit guérie : les îles Chafarines, Alhucemas, Peñal de Vélez de la Gomera, l’îlot de Perejil, etc ».
Le secrétariat de l’ASM, a également rappelé des faits historiques liés à ce contexte, en rappelant qu’une successions d’événements avaient conduit à l’organisation de la conférence d’Algésiras en 1906, date à la quelle les principales puissances européennes « décidèrent que le Maroc devait être placé sous l’influence de la France et de l’Espagne afin d’empêcher l’Allemagne de contrôler la région du détroit de Gibraltar ».
Et d’affirmer qu’un télégramme diplomatique de l’ambassade des États-Unis datant du 30 avril 1979 et déclassifié en 2014, avait révélé les propos de Juan Carlos Ier sur l’éventualité de céder Sebta et Melilla au Maroc.
Enfin, l’ASM s’est positionné en faveur de la décolonisation de Sebta et Melilla, « car nous souhaitons pour ces deux villes sous domination espagnole, la décolonisation et l’indépendance ».
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