Une action citoyenne est prévue jeudi, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), pour dénoncer et condamner les violences numériques basées sur le genre (VNBG), notamment les insultes, le cyberharcèlement et les menaces contre la Première Dame, a annoncé l’organisatrice mardi à l’ACP.
«Ce sera notre moyen de dire : trop c’est trop. Ça suffit. Ça devrait s’arrêter. Nous sommes en train d’exprimer notre désapprobation ou notre mécontentement aux insultes dont fait l’objet la très distinguée Première Dame, mais nous voulons aussi sensibiliser la population congolaise que tout ne devrait pas se terminer aux insultes, bien que nous reconnaissons aux citoyens les libertés fondamentales telles que reconnues dans une démocratie. Celles-ci doivent être encadrées et s’arrêter là où les droits des autres commencent», a-t-elle ajouté.
«Ce sera notre manière de dire que tout ne devrait pas aboutir aux insultes. Il y a toujours moyen d’exprimer sa désapprobation, d’exprimer nos divergences d’opinion, sans chuter par les insultes», a décrié cette citoyenne congolaise.
Selon elle, cette mobilisation intervient après une longue période de silence face aux dérives inquiétantes.
«Ce sera une autre manière de dire cette fois-ci que nous ne resterons plus silencieux. Nous sommes restés silencieux pendant longtemps. Alors nous avons compris que les dérives prennent des proportions inquiétantes», a-t-elle indiqué, appelant les autorités compétentes à agir face à ces pratiques.
«Aucune distance, aucune frontière ne devrait donner à certains individus le droit d’importiner, de cyberharceler les autres, les autorités, de surcroît, la Première dame. Nous allons au fait tourner notre regard vers les autorités compétentes, notamment le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) comme régulateur, comme l’une des institutions d’appui à la démocratie», a affirmé Mme Kiakuba, avant de solliciter l’implication du ministre de la Justice pour réprimer ces antivaleurs.
«Nous allons commencer le lieu des rassemblements, c’est à l’espace royal. Nous allons aller au CSAC auprès du régulateur. Après le régulateur, nous irons auprès de l’unique autorité compétente qui a le pouvoir d’injonction sur le ministère public afin que celui-ci puisse déclencher une action publique», a-t-elle expliqué, relevant que l’action ne concerne pas uniquement les injures visant la Première Dame, mais également les victimes de harcèlement et de cyberharcèlement.
Mme Kiakuba a, en outre, précisé que malgré les divergences d’opinions, la Première dame mérite le respect et la considération, pas seulement parce qu’elle est avant tout une mère, une femme et une véritable source d’inspiration. ACP/GE/YM
