Un ressortissant chinois a été interpellé en possession de huit lingots d’or pesant au total 7,213 kg, qu’il aurait tenté d’exporter illégalement vers Dubaï. Il a été placé en détention préventive à Tsiafahy.
Un ressortissant chinois a été présenté au parquet lundi, après avoir été arrêté à Ivato par les gendarmes de la compagnie d’Antananarivo-Ville.
L’homme avait été intercepté le 13 août alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Dubaï avec huit lingots d’or dépourvus de documents autorisant leur exportation. Les vérifications techniques ont confirmé un poids total de 7,213 kg.
Au cours de l’enquête, il est apparu que ces lingots appartiendraient à un ressortissant chinois résidant en Chine. Des documents retrouvés portaient par ailleurs le nom d’un autre ressortissant étranger, laissant supposer l’implication de plusieurs personnes. Les informations recueillies au cours des investigations évoquent également de possibles complicités au sein des services publics, sans qu’aucune responsabilité individuelle n’ait, à ce stade, été officiellement établie.
Le tribunal a ordonné le placement en détention préventive du prévenu à la prison de Tsiafahy, dans l’attente de son procès. Les lingots doivent être déposés à la Banque centrale de Madagascar une fois les formalités administratives achevées.
Valeur marchande
Selon les données disponibles en août 2026, le cours de l’or s’établirait autour de 4 645 dollars l’once, soit environ 149,4 dollars le gramme. Sur cette base, la valeur marchande des 7,213 kg saisis est estimée à près de 1,08 million de dollars.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par plusieurs enquêtes sur l’exploitation et le commerce clandestins de l’or à Madagascar, dans lesquelles des ressortissants étrangers ont été mis en cause. Une opération menée à Mananjary le 21 août par la ministre de la justice, Fanirisoa Ernaivo, a notamment conduit à l’interpellation de ressortissants chinois présents sur un site d’exploitation et à la saisie d’engins utilisés sur place. Les autorités avaient alors indiqué avoir constaté des pratiques d’exploitation clandestine. La ministre avait rappelé que l’exploitation des ressources nationales devait bénéficier à la population et non à un cercle restreint d’intérêts.
Gustave Mparany
