Après quatre nominations annoncées le 1er septembre, la présidence algérienne a surpris en nommant, le lendemain, deux nouveaux ministres. L’un prend le portefeuille de l’Industrie, l’autre celui des Collectivités locales.
On pensait que le remaniement ministériel « partiel » annoncé par communiqué de la présidence algérienne dans l’après-midi du 1er septembre avait clos la séquence. Visiblement, il n’en est rien. Le lendemain, un nouveau communiqué a annoncé que le président, Abdelmadjid Tebboune, avait nommé deux ministres supplémentaires : Farid Kourtel, à l’Industrie, et Fouzia Naâma, aux Collectivités locales.
Le premier n’est pas un inconnu : au printemps dernier, cet économiste, qui a notamment été recteur de l’université de Blida 2, dans le nord du pays, avait été nommé conseiller du chef de l’État, chargé des affaires économiques.
Un conseiller devenu ministre
Comme le remarquent nos confrères du site Algérie 360°, ce parcours illustre une méthode de plus en plus souvent utilisée par les autorités algériennes, qui consiste à nommer à des postes ministériels des personnes « passées par les structures de la présidence ou par des institutions techniques ». À l’image du gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Lamine Lebbou, nommé la veille aux Finances.
Fouzia Naâma, quant à elle, prend la tête d’un ministère nouvellement créé et consacré aux Collectivités locales. Précédemment wali déléguée de Sidi M’hamed, puis, à partir de 2023, wali de Boumerdès (à l’est d’Alger), elle devient ministre déléguée. Elle sera rattachée au ministre de l’Intérieur, dont le portefeuille comprend également les Transports.
Ces deux nominations interviennent au lendemain d’un remaniement qui concernait quatre ministères : les Finances, attribuées à Mohammed Lamine Lebbou ; l’Agriculture, affectée à Sid Ali Khaldi ; la Communication, octroyée à Mohamed Bouslimani et le Travail, confié à Mohamed Hattab, jusque-là médiateur de la République.
