En Côte d’Ivoire, le gouvernement reprend officiellement le chemin du travail ce mercredi 9 septembre 2026. Après quelques semaines de pause, les membres de l’exécutif se retrouvent autour du président de la République, Alassane Ouattara, pour le premier Conseil des ministres de cette rentrée gouvernementale. Un rendez-vous particulièrement attendu. Le gouvernement fait sa rentrée dans un contexte marqué par plusieurs sujets d’actualité, dont celui de l’orpaillage illégal qui continue de susciter de nombreuses réactions dans le pays.
La présidence de la République a annoncé la participation du chef de l’État au Conseil des ministres prévu ce mercredi à partir de 11 h 30. Alassane Ouattara présidera ainsi en personne ce premier conclave gouvernemental après la période de vacances. Au-delà de la reprise des activités institutionnelles, cette réunion devrait permettre à l’exécutif de faire le point sur plusieurs dossiers importants et de définir de nouvelles orientations pour les prochaines semaines.
Parmi les questions susceptibles de retenir l’attention figure l’orpaillage illégal. Le phénomène a été au cœur des débats au cours du mois d’août. Cet engouement autour du sujet s’explique par les conséquences environnementales, économiques et sécuritaires liée à l’orpaillage illégal. L’exploitation clandestine de l’or entraîne en effet la dégradation des terres, la pollution des cours d’eau et la destruction de certaines zones agricoles. Elle alimente également des inquiétudes liées à l’occupation illégale de sites miniers et aux activités de réseaux opérant en dehors du cadre légal.
Une réaction gouvernementale particulièrement attendue
Face à l’ampleur de la polémique, une partie de l’opinion publique ivoirienne attend une réponse plus claire et plus ferme du gouvernement. Plusieurs autorités se sont déjà exprimées individuellement. Mais aucune nouvelle décision gouvernementale majeure n’est, pour l’heure, intervenue pour rassurer les populations. Le Conseil des ministres pourrait notamment examiner les moyens de renforcer les opérations de contrôle sur les sites illégaux, d’améliorer la surveillance des zones minières. Sur le plan judiciaire, les attentes vont dans le sens d’un durcissement des mesures répressives.
L’enjeu dans l’affaire de l’orpaillage illégal dépasse la seule question de la répression. Pour le gouvernement ivoirien, la lutte contre l’orpaillage illégal pose également la question de la protection des ressources naturelles et de l’encadrement du secteur minier. Il s’agit notamment de concilier l’exploitation des ressources aurifères avec la préservation de l’environnement et les intérêts des populations vivant dans les zones concernées.
