En Côte d’Ivoire, des producteurs grognent après la fixation du prix de cacao. Alors que les producteurs s’attendaient à une hausse du prix, le gouvernement a décidé de maintenir la barre à 1 200 FCFA. Mécontents, certains producteurs menacent d’aller en grève. Cette décision est dénoncée par l’organisation interprofessionnelle agricole (OIA café cacao). Elle oppose à la fronde, les mesures prises par le gouvernement pour soutenir les planteurs.
En conférence de presse, l’organisation interprofessionnelle agricole s’oppose à la grève annoncée par certains planteurs de cacao. Pour son porte-parole, il n’y a pas de quoi bouder le 1 200 FCFA par kilogramme fixé par les autorités. Il désigne les difficultés du marché international comme la cause du maintien du prix. « Quand le marché mondial s’est effondré de plus de 70 % en cinq mois, il a maintenu le prix à 1 200 FCFA au lieu de le laisser chuter à 900 FCFA », a-t-il indiqué.
L’OIA Café-Cacao se désolidarise des producteurs mécontents et reprécise ses objectifs. « Notre doctrine est claire : notre combat n’est pas un combat contre notre Gouvernement. Notre combat, c’est ensemble, pour une filière plus juste », a déclaré le porte-parole Obed Doua Blondé. Sur les propos contestataires de son administrateur Thibaut Yoro, l’OIA fait une clarification. Le porte-parole indique que ces propos n’engagent pas l’organisation.
L’organisation rappelle aux frondeurs que la « grève ne remplit pas le grenier ». « Ne cassons pas ce que nous avons construit ensemble », a lancé le porte-parole.
Toutefois, l’Organisation interprofessionnelle agricole ne rejette pas du revers de la main les préoccupations évoquées par les producteurs. Mais elle plaide pour une démarche pacifique basée sur le dialogue avec les autorités compétentes. « Nous appelons toutes les productrices et tous les producteurs au calme, à la sérénité et à la responsabilité. Nous les invitons à poursuivre sereinement leurs activités de production et de commercialisation », a indiqué le porte-parole.
