Après la polémique suscitée par la nomination de Madiha Khayr au poste de ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification, le porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a expliqué que la gestion rapide du dossier visait à permettre à l’exécutif d’achever son processus constitutionnel de formation et de recentrer le débat public sur son programme.
Dans un communiqué publié ce dimanche 18 octobre, le ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, également porte-parole du gouvernement, a indiqué que la réaction rapide de l’exécutif relevait de sa responsabilité politique et institutionnelle.
Selon le communiqué, le gouvernement a suivi les développements ayant accompagné la nomination de Madiha Khayr, notamment la circulation d’informations à caractère judiciaire et médical relevant de la vie privée. Les composantes de la majorité ont, à cette occasion, réaffirmé leur volonté commune de faire réussir l’expérience gouvernementale, de recentrer le débat public sur le programme de l’exécutif et les attentes des citoyens, et de servir l’intérêt général.
Samir Belfkih a également rappelé que la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, avait adressé au Roi Mohammed VI une demande de décharge de Madiha Khayr de ses fonctions ministérielles. Cette démarche s’appuie sur les prérogatives constitutionnelles de la cheffe du gouvernement, notamment celles prévues au quatrième alinéa de l’article 47 de la Constitution. Laquelle demande a été acceptée par le Souverain.
La décision intervient après le débat médiatique suscité par la nomination de Madiha Khiyer au sein du nouvel exécutif, dont les membres ont été nommés vendredi dernier par le Roi Mohammed VI au Palais royal de Rabat, sous la présidence de Fatima Ezzahra El Mansouri.
Le nom de Madiha Khayr a fait l’objet d’une large couverture médiatique après la circulation d’un ancien document médical remonteant à 2004. Certaines publications ont établi un lien entre ce document et une ancienne affaire judiciaire.
Avant son entrée au gouvernement, Madiha Khayr avait suivi un parcours politique au sein du Parti de l’Istiqlal. Elle avait occupé plusieurs responsabilités dans les instances du parti, avant d’intégrer son comité exécutif en octobre 2024, puis de prendre la tête du groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme à la Chambre des représentants.
Pour Samir Belfkih, la rapidité de traitement du dossier doit permettre au gouvernement de poursuivre les étapes nécessaires à son installation constitutionnelle, notamment son investiture parlementaire.
L’exécutif entend ensuite se consacrer à la mise en œuvre de son programme et au respect de ses engagements envers les citoyens. Dans son communiqué, le porte-parole insiste sur la volonté des composantes de la majorité de préserver la dynamique de la nouvelle expérience gouvernementale et de replacer le programme gouvernemental au centre du débat public.
La priorité affichée est désormais d’achever le processus constitutionnel de formation du gouvernement et d’engager la mise en œuvre des orientations annoncées pour la prochaine étape.
