Trois ans après la mort de l’ancien Premier ministre japonais, Tetsuya Yamagami reconnaît avoir tiré sur Shinzo Abe. Son procès s’ouvre alors que les motifs de son geste, liés à l’Église de l’Unification, continuent de susciter débats et controverses.
Tetsuya Yamagami, 45 ans, a plaidé coupable mardi à l’ouverture de son procès pour l’assassinat de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe.
Le 8 juillet 2022, lors d’un meeting électoral à Nara, il avait tiré sur Abe avec une arme artisanale, provoquant la stupeur dans un pays où les crimes par balle sont extrêmement rares.
L’accusé a expliqué agir par ressentiment envers l’Église de l’Unification, dite « secte Moon », qu’il tient pour responsable de la ruine de sa famille, sa mère ayant versé près de 100 millions de yens à l’organisation.
Cette secte, fondée en Corée du Sud en 1954 par Sun Myung Moon, avait développé des liens étroits avec des élus japonais, entraînant la démission de quatre ministres après l’assassinat.
L’affaire a également révélé des failles dans la sécurité des responsables politiques et conduit à un renforcement de la législation sur les armes à feu en 2024.
Le verdict est attendu en janvier 2026. L’accusé encourt une longue peine de prison, la peine de mort restant rarement appliquée dans des affaires n’impliquant qu’une seule victime.
